Le Transsibérien : Mode d’emploi

Acheter un billet

Acheter un billet pour le transsibérien peut être toute une histoire ! Pour commencer, si vous voyagez en groupe, soyez flexibles. Ne vous fixez pas une date et prévoyez plutôt 2-3 jours supplémentaires si vous partez en été. Les trains peuvent être complets assez vite. Avoir quelques jours en plus pour être sûr de partir ensemble est une bonne option. Ensuite, évitez les réservations en tapant sur google « acheter billet transsibérien ». Vous ne tomberez que sur des sites d’agences qui se feront le plaisir de prendre une marge plutôt grandes (entre 100 et 300%). Achetez sur place dans les gares ou sur le site internet du transsibérien (il faut quelques notions de russes par contre !).

Mon aventure pour le billet :

J’ai voulu acheter un billet sur le site internet. Le problème est que ma banque m’envoie un code par sms pour les achats sur internet à l’étranger. N’ayant plus mon portable, j’ai dû trouver une autre solution, la carte bancaire de mes parents. Sauf que celle-ci n’avait pas de numéro de téléphone associé, donc impossible de l’utiliser ! Finalement, j’ai fait traduire un mot de l’anglais au russe pour l’acheter au guichet à Saint-Petersbourg ! (Personne ne parle vraiment anglais dans les guichets).

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L’ancien transsibérien

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Le transsibérien aujourd’hui

La vie générale dans le train

Avant de monter, vous devrez montrer votre billet et votre passeport. Une fois à l’intérieur, quand le train démarre, la personne en charge de votre wagon vient déchirer votre ticket et vous remet un drap, un dessous de drap, une housse d’oreiller et une petite serviette. Sur votre couchette, vous trouverez un matelas et un oreiller. Dans toutes les classes, on peut trouver un toilette de chaque côté du wagon. Pas de douche, seulement un robinet. Ces toilettes sont fermés 10 minutes avant un arrêt et 10 minutes après un arrêt. Dans les wagons, on peut trouver une feuille où l’on trouve les heures des arrêts (heure de Moscou, tout comme sur votre billet), les villes des arrêts et le nombre de minutes pour chaque arrêt. Entre 2 et 40 minutes en général. A chaque arrêt, la personne en charge du wagon nettoie la rampe pour descendre et monter. Les gens se précipitent vers les quelques magasins présents dans les gares pour se ravitailler ou restent dehors pour prendre l’air. A l’entrée du wagon, on trouve aussi un peu de nourriture comme des boissons et sucreries. Il est aussi possible de demander gratuitement un verre et pour boire du thé. L’eau chaude est gratuite. Il y a aussi un restaurant (les prix sont assez hauts) vers le milieu du train. La plupart du temps, les gens regardent le paysage ou dorment ! C’est les deux activités phares du train.

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Le restaurant

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L’eau chaude pour le thé

La vie dans les différentes classes du transsibérien

Classe 3

La classe la moins chère du train. On y trouve des wagons de plusieurs couchettes sur deux niveaux. Pas vraiment de vie privée, mais beaucoup d’interactions entre les russes. Certains se parlent, d’autres jouent aux cartes. On partage le thé, on partage le pain, tout le monde est au même niveau. Il y une radio dans le train. Parfois, il y a un peu de musique, parfois, le même jingle qui se répète une cinquantaine de fois, parfois, des histoires. Les trains ont maintenant la climatisation. On ne la ressent pas trop si on sur la couchette du bas, mais beaucoup si on est sur celle du haut. Pour les couchettes du bas, on peut mettre ses affaires sous le lit. Pour celles du haut, il y a un espaces comme dans les trains classiques. Si vous avez des boissons, mettez-les en haut. Avec la climatisation, elles seront toujours fraîches. La nuit, la lumière s’allume quand il fait sombre et s’éteint vers 22h (heure locale)

Mon aventure dans la classe 3

Entre Moscou et Ulan-Ude, j’ai voyagé dans cette classe pendant 5 jours. Les gens qui utilisent cette classe voyage sur des petites distances, j’ai changé de voisins à 5 reprises et j’ai parfois été seul sur quelques arrêts. Les gens qui ne parlent pas anglais tentent tout de même de communiquer avec vous et ceux qui parlent anglais, viennent communiquer avec vous pour pratiquer. L’ambiance est sympa. Le soir, j’aurai à deux reprises du mal à dormir. Des enfants parleront fort et crieront toute la nuit. Les parents s’en moquent à mon grand désespoir.

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La classe 2

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L’escalade pour accéder au lit à l’étage

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Les rencontres dans la classe 2

Classe 2

Dans la classe 2, on se retrouve dans des petites pièces de 4 lits. Pas de radio, pas de climatisation. Les gens restent surtout entre eux et ne se parlent pas entre petites pièces. Soit ils restent sur leur lit, soit ils vont un peu dans le couloir pour marcher quelques mètres. Tout comme dans la classe 3, on dispose du même type de rangement pour les affaires. Petit plus, on dispose d’une lampe personnelle près de sa tête.

Mon aventure dans la classe 2

Plus de place dans la classe 3 entre Ulan-Ude et Vladivostok ! Je me retrouverai coincé dans une pièce avec une mère et son enfant de bas-âge. Trajet long et ennuyant ! Pas moyen de communiquer avec les gens de mon wagon, dommage. Finalement, je rencontrerai un groupe qui voyage ensemble le dernier jour.

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La classe 2

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L’intérieur des salles de la classe 2

Classe 1

La même chose que la classe 2, sauf qu’au lieu d’avoir 4 lits dans la même pièce, on en a 2.

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La classe 1

Le mystère de la classe 4

Sur certains trains, il est possible de prendre une classe 4. Elle est similaire à la classe 3. La seule différence est qu’on est 3 par lits. On ne peut donc pas se coucher, juste rester assis. Cette classe n’est pas chère et est utilisée pour des trajets courts.

Les paysages

Entre Moscou et Ulan-Ude, vous trouverez globalement des forêts et quelques plaines pendant les 3 premiers jours. Le quatrième, les champs de fleurs violettes apparaissent, le cinquième, c’est les lacs et montagnes. Entre Ulan-Ude et Vladivostok, on commence avec les fleurs violettes et les rivières pour les premiers jours.

Mon avis sur le transsibérien :

Train mythique pour beaucoup d’européens (à la grande surprise des russes), il a la particularité de rapprocher un peu les gens (forcément, pas de wifi et pas de réseau !). Difficile de communiquer avec les russes qui parlent peu anglais, mais les quelques échanges sont sympas. Globalement, c’est rapide pour traverser le pays et on a vraiment le temps de se reposer. J’en retiendrai quelques bons souvenirs, mais j’ai du mal à comprendre l’enthousiasme des voyageurs à propos de ce train qui reste dans le fond assez classique pour un train couchette.

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