Le Choquequirao : Un autre Machu Picchu

Quelques kilomètres plus loin que le Machu Picchu, perdue dans quelques montagnes, on peut trouver une autre cité Inca : Le Choquequirao. On ne sait pas beaucoup de choses sur cet endroit. On estime qu’il a été construit pendant le règne du roi Pachacuti Inca Yupanqui et on le considère comme le dernier bastion de résistance après la prise de Cuzco. Celui-ci ne semble pas avoir été trouvé par les envahisseurs, mais bon, ça ne reste que des suppositions. Après la chute de la cité, celle-ci a été plus ou moins abandonnée. Des paysans auraient continué de l’utiliser à des fins agricoles. C’est ce que relatent différents écrits issus de 1768 et 1834. La cité s’oublie, se redécouvre, mais c’est finalement en 1970 que l’on commence vraiment à faire des recherches.

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Il faut dire que le lieu est assez incroyable. Plus grand que le Machu Picchu (De 6 à 7 fois plus grand selon les archéologues), l’endroit dispose de structures similaires à ce dernier. Ce que j’ai ressenti en arrivant sur le lieu, c’est cette étendue. Le lieu est divisé en plusieurs zones. Vous avez déjà sûrement vu des photos du Machu Picchu (Rendez-vous sur mon article consacré au Pérou). Le Machu Picchu est placé en haut d’une montagne, qui est entourée d’autres sommets. Ici, la montagne est plus grande et le lieu plus étendu. D’un point de vue du paysage, le Machu Picchu a plus de cachet par son atmosphère et son environnement. On peut le voir entièrement d’un point. Pour le Choquequirao c’est différent. Il faut bouger pour voir les différentes parties du lieu.

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Autre différence, de taille cette fois, c’est l’accès. Le Machu Picchu est très bien desservi. Pas de soucis pour y aller. On peut même se faire déposer en bus devant l’entrée. Dans le cas de cette cité perdue, la donne est un peu différente. Il faut prendre un premier bus (souvent de Cuzco), enchaîner par un taxi pour se rendre à Cachora. Et de là, il faut deux bonnes journées de marche pour rejoindre les ruines. Nous ne sommes pas dans les treks les plus difficiles du monde, mais les ruines, placées à 3050m d’altitude peuvent s’atteindre avec quelques peines selon les niveaux de marches de chacun. Un dénivelé positif de 835m se fera ressentir à l’allée, tandis qu’un autre de 1365m se fera sentir au retour. Le chemin est plus ou moins praticable. Il faut faire attention, mais ce n’est pas non plus le pire chemin au monde. Il est aussi possible de prendre une mule pour le faire. Sauf dans le cas de la descente du dénivelé de 835m qui sont étalés sur 1km5 (Ça pique plus à la montée).

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J’ai réalisé ce trek vers la mi-février, fin février 2016. Nous étions quatre visiteurs sur le sommet lors de notre visite. Mais nous n’avons vu les deux autres seulement le soir près des tentes. Bref, on est bien loin de l’affluence folle du Machu Picchu. Je pense néanmoins que le site est plus visité en période d’affluence touristique. Il y a plusieurs campings étalés le long des 35 km de trek. Certains sont gratuits, d’autres sont payants. À vous de voir ce que vous voulez avoir comme vue ! L’entrée sur le site est tarifée à 38 NS au moment où je l’ai visité. Ne vous inquiétez pas, ils ne vous louperont pas ! Si vous avez le temps, je vous conseille d’y foncer. D’un point de vue historique, le lieu a apparemment plus d’importance que le Machu Picchu et se trouve assez loin des chemins classiques touristiques. Du coup, se retrouver à quelques personnes et profiter quasiment seul de ruines comme ça, c’est plutôt incroyable ! Pour les moins aventuriers, il semblerait qu’un téléphérique est en projet dans les prochaines années. Le site sera plus facilement accessible. Une bonne chose ? Je n’en suis pas sûr ! Espérons que le site survive à ça et que le charme reste là.

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