Le sud de l’Islande

Quand j’avais imaginé mon itinéraire de tour du monde, j’avais pensé revenir en Europe par l’Islande. En effet, j’ai toujours été attiré par ce pays. La Nouvelle-Zélande et l’Islande étaient pour moi deux buts. Finalement, mes plans ont changé en cours de route et je suis revenu dans le vieux continent par l’Ukraine. Deux ans après mon retour, mon premier voyage était une évidence. Il était en fin temps de poser mon pied sur cette île !

Période et transport

Pour visiter le pays, il faut déjà faire un choix important : la période de voyage ! Voir l’Islande sous la neige ou pas? En août pour aller sur les terres? Finalement, ça s’est passé début juin (du 1er juin au 14 juin). Un entre-deux particulier : encore un peu de neige, les terres de l’intérieur pas encore ouvertes, plusieurs routes bloquées, un temps incertain (ça c’est un peu tout le temps ceci dit) et une période moins touristique (bien qu’il est rare de ne pas être entouré). Au programme pour cette première fois : le tour de l’île par la route 1 et les fjords de l’ouest. Pas de stop cette fois, mais plutôt un petit 4×4 !

Le Cercle d’or : Kerið

Le Cercle d’Or (Golden Circle) est un passage phare pour de nombreux voyageurs. Du coup, ça se ressent en terme de  densité de visiteurs. Après réflexion, avec ma partenaire de voyage Anne-So, on a décidé de ne pas passer de temps dans cette partie de l’île. Exception faite pour le cratère de Kerið qui nous semblait être un bref détour et une façon d’entamer le voyage.

Vieux de 6 500 ans, ce cratère se visite très facilement. On peut en faire le tour par le haut ou rejoindre le bas par un chemin pour s’approcher du lac qui se niche au centre. Même si sa superficie n’est pas très grande, cet arrêt nous permet de découvrir les premiers mélanges de couleurs des paysages issus des activités volcaniques. Le prix de l’entrée est de 800 ISK pour deux soit 6,50 euros. Le pays étant devenu très (très) touristique, l’accès est maintenant payant pour préserver le site.

L’hypnotisante Seljalandfoss

Islande rime souvent avec cascades. Il faut dire que le pays n’est pas à plaindre sur le nombre de cascades et chutes d’eaux qui sont présentes tout au long des routes. Une des plus connue est sûrement Seljalandfoss. Vertigineuse, elle est haute de 65 mètres. C’est certainement la plus hypnotisante chute d’eau que j’ai pu observer. Notre regard a vraiment du mal à se détacher du spectacle. Petite particularité du lieu, on peut passer derrière la chute via un chemin.

Pour pouvoir profiter du lieu, il faut débourser 700 ISK / 6 euros pour le parking. Un peu plus loin, juste en face de la cascade de Gljúfrafoss, vous pouvez trouver un camping. Si vous ne voulez pas payer, vous pouvez vous garer ici. Aussi, si vous comptez camper, c’est un endroit plutôt sympa qui vous permet de vous réveillez avec une vue sur Seljalandfoss. Le camping dispose d’une cuisine équipée et de sanitaires.

Skógafoss

Un peu plus loin de cette première cascade, on trouve une autre chute, celle de Skógafoss.  Ici, pas de parking payant. On peut prendre son temps pour voir la chute, grimper les centaines de marches pour l’observer depuis son sommet ou même suivre la rivière d’où elle provient. Arrivé à ce point, on se rend compte aussi que la route 1 est devenue avec le temps une vraie attraction. Les zones se succèdent avec des parkings au pied des sites à visiter. Il suffit de se garer et d’aller voir le lieu avant de conduire jusqu’au suivant. Il n’y a pas à dire, c’est magnifique, mais le côté aventure n’est pas forcément présent.

Sur la route 1

La route 1 est la route circulaire du pays. C’est une des seules qui est quasiment toujours praticable. Tout au long de la route, on peut voir de nombreux paysages tous plus magnifiques les uns que les autres. Rien que le fait de rouler dessus est déjà un voyage ! Si elle permet d’accéder aux principales attractions, elle est aussi pleine de petites routes qui mènent à de nombreux lieux qui valent le détour.

L’Islande dispose de nombreuses piscines naturelles et sources chaudes. Au bout d’une petite randonnée au fond de la route 242, il y a la piscine Seljavallalaug. Construite en 1923, elle utilise les eaux chaudes naturelles de la montagne. Placée dans une vallée, le cadre est vraiment idyllique. Par contre, sûrement un peu plus secrète il y a quelques années, elle est maintenant devenue un lieu de passage très populaire. Clairement le retour de bâton du tourisme de masse présent dans le pays.

Parmi les autres détours, il y a Sólheimajökull, notre premier glacier islandais. Pas forcément le plus impressionnant. Nous arrivons devant lui après 20 heures, ce qui nous permet de le découvrir en ne croisant personne. Voyager en juin en Islande a aussi cet avantage : pas de nuit, 24 heures de journée ! Du coup, on peut visiter aussi bien à 13 heures qu’à 23 heures. Une aubaine si on est couche tard pour visiter les lieux sans personne.

Solheimasandur : la carcasse d’avion abandonnée

Comme vous le savez, je suis toujours à la recherche de lieux à l’abandon. En Islande, j’avais repéré il y a plusieurs années une carcasse d’avion à l’abandon sur une plage. C’était donc pour moi un passage obligé. Situé le long de la route 1, l’avion était accessible par 4×4 il y a quelques années. Aujourd’hui, un parking indique sa présence et le chemin à prendre (à pied maintenant).

Au bout de ce chemin, on trouve l’épave du DC3 au milieu de la plage volcanique. Si j’apprécie les lieux abandonnés pour leur tranquillité, ici, on est sur un lieu devenu très touristique, il faut donc faire avec ! L’épave et le décors qui l’entoure laissent quand même apparaître une ambiance assez particulière et unique. Même si on est en Islande principalement pour les paysages naturels, ce détour n’est pas à regretter de mon côté.

Vík, la ville du sud

Dans le sud du pays, la ville de Vik est un passage obligé sur la route 1. En plus de proposer de quoi se ravitailler, elle est située à côté de la plage de Dyrhólaey. Pour ceux qui connaissent un peu la Normandie, le lieu ne sera pas sans rappeler Etretat et ses falaises. La plus grosse différence se fera du côté des animaux qui peuplent ces falaises. Ici, ce sont les macareux, l’animal phare de l’Islande. Après 20 heures, il est possible d’en voir des centaines dans la zone. Un bon plan pour ceux qui ne peuvent pas aller les voir dans les fjords de l’ouest.

La grotte de glace de Katla

Pas loin de Vik, il y a le glacier Mýrdalsjökull. Celui-ci abrite la grotte de Katla. Cette grotte est la propriété de quelques agences qui peuvent y organiser des tours. Si vous avez un bon 4×4 vous pourrez sûrement y entrer sans soucis (avec l’équipement qu’il faut pour aller sur un glacier). De notre côté, nous avons pris un tour (assez cher, mais le prix des tours l’est en Islande). La promenade est courte, mais c’est intéressant si on n’a jamais vu l’intérieur d’un glacier.

Le parc national de Skaftafell

Connu pour sa cascade, le parc national de Skaftafell dispose de plus d’une corde à son arc. Plusieurs randonnées y sont possibles. Attention aux frais de parking (600 ISK / 5 euros) pour laisser la voiture une journée. Si vous ne payez pas le parking, un système électronique présent sur place enverra l’amende à votre compagnie de location. En ce qui concerne les randonnées, nous ne pourrons pas faire celles qui nous intéressent (fermeture au moment de notre venue). Néanmoins, ce qu’on a pu voir était tout de même très intéressant. A commencer par la cascade de Svartifoss. Un peu perdue au milieu de la forêt, elle a la particularité d’être entourée d’orgues basaltiques, une formation géologique qui lui donne une allure étonnante.

Plus loin et en dehors de la forêt, c’est une vue plongeante sur un glacier qui créé un joli spectacle pour les yeux. Visible depuis les hauteurs, il est aussi possible de l’apprécier en allant directement près du lac. En dehors de celui-ci, vous trouverez d’ailleurs plusieurs glaciers tout le long de la route 1. Certains sont accessibles plus ou moins facilement par des petites routes non goudronnées. Chacun a un point de vue intéressant à offrir !

Jökulsárlón et les icebergs bleutés

Souvent point final des voyageurs qui se limitent au sud du pays, le glacier de Jökulsárlón a de quoi émerveiller. Ce n’est d’ailleurs pas forcément lié au glacier lui-même, mais plutôt aux icebergs qui se promènent sur le lac. Étonnant spectacle visible à quelques mètres de la rive ! En plus, la couleur incroyablement bleue de la glace donne une véritable atmosphère au lieu. Anne-So était d’ailleurs comme une folle tout au long de notre passage dans le coin ! Attention, il y a du monde, mais ça vaut le coup d’œil !

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